J’ai vu


Assise sur la digue, encore je sourie
De me laisser vivre, ne penser à rien
Le soleil me nourrit, me suffit
Assise sur la digue je contemple la vie
Un ferry quitte le port
A son bord des touristes joyeux font signe
ils disent adieu à ceux qui restent
le bateau fait crier sa sirène
pour leur rappeler que les vacances sont finies

sur la place, près du port
les femmes vendent le poisson
Que les maris rapportent de la pêche !
Aujourd’hui la mer est calme
Les femmes semblent sereines

Au bord de la falaise une pause
Changement de décor radical
Des vagues énormes se cassent
Sur les rochers majestueux
Ça sent bon c’est beau il fait chaud
L’odeur des ajoncs en fleurs
Mêlée à celle de l’eau en ébullition
Le bruit des vagues qui éclatent
Sur les rochers quelques coquillages
Chapeaux pointus qui me rappelle mon enfance
Dégustation, sensation de déjà vécu
Bonheur simple mais éphémère !

Le soir venu, se désaltérer
Dans un bistrot près du port
Se reposer
Ici des genres bien différents
Des jeunes du coin regardent la télé
Des femmes seules jouent leur rôle
De femmes libérées
Leur répertoire sonne faux
Ça me fatigue, j’aime pas les cris
Un vieil homme, sans doute un marin jadis
Enivré de n’avoir pas su s’arrêter à temps
Il n’a plus d’âge, ne compte plus les jours
Perdu dans sa grande barbe noire
Il doit faire peur aux enfants

Demain tout quitter, devoir rentrer
Mais sur le bateau qui me porte de l’autre côté
Je n’oublierai pas de faire un signe de la main
A ceux qui restent.
Sur la digue ils contemplent
Le ferry qui quitte le port
Fait résonner sa sirène
Pour me rappeler que les vacances sont finies !

ANNAICK

menusuivante

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