
La vieille femme
Assise sur une chaise, une dame
Devant sa maison elle semble attendre
Pourtant dans ses yeux la solitude
Sur son visage
Autant de rides que de souvenirs
Ses mains tremblent
On dirait qu’elle a cent ans au moins
Habillée de noir
Par devoir ou désespoir ?
Assise sur la chaise, elle semble attendre
Perdue dans le vague
Egarée dans les dédales de sa mémoire
Qui parfois lui fait défaut
Par la fenêtre ouverte,
on peut apercevoir
Toute sa vie exposée sur le buffet
Des bébés, des enfants, des parents, sa famille
Y’a même un chien,
un chat quelle tient dans ses bras
tout est là, bien rangé, dépoussiéré
tout est là, définitivement perdu
il ne reste qu’elle
et des bouts de papier
assise sur la chaise, elle semble attendre
perdue dans le vague
égarée dans les dédales de sa mémoire
qui parfois lui fait défaut
dans ses yeux, la tristesse de
devoir s’endormir
seule
malgré tout, son sourire reste en elle
dans son cœur, la douleur de devoir vivre ainsi
avec seuls compagnons,
quelques bribes de souvenirs
qu’elle assemblent comme un puzzle
pour ne pas oublier sa vie d’avant
serrer dans ses bras les fantômes du passé
fermer les yeux pour mieux les regarder
assise sur la chaise elle semble attendre
que les siens viennent l’emporter
assise sur la chaise elle semble attendre
qu’une main tiède vienne la guider
assise sur la chaise elle semble attendre
de tous les retrouver
ANNAICK
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