LE FESTIVAL


Ici et là,
Quelques attroupements écoutent bruyamment
Une chanteuse à la voix cassée…
Quelques-uns semblent apprécier !
Que restera-t-il de ses paroles que personne ne comprend ?
Que restera-t-il de ses mots que tout le monde applaudit ?

Ici encore un drôle de bonhomme !
Il porte un grand chapeau vert…
Veut-il se donner de l’importance ?
Ou simplement que les passants posent le regard sur lui ?
Il joue du violon et souffle dans un long tube en bois sculpté.
Sa musique est douce et mélodieuse,
Mais personne ne l’applaudit
Il semble perdu et bien seul dans ses vêtement chatoyants…

Partout, dans les rues, l’odeur de l’encens !
Des stands à boire pour étancher sa soif de vivre,
Sans contrainte ni retenue.
Tous les genres se croisent,
Etranges, classiques ou provocateurs
Chacun exhibe les couleurs de sa vie,
Chacun partage pour l’ instant,
Le même désir de se laisser glisser dans l’ambiance
Libéré du temps qui habituellement les pourchasse !

Un peu plus loin, un vacarme qui mérite le détour !
La Bretagne s’impose dans un rythme endiablé
Le chanteur joue de la cuillère,
Aussi bien qu’il fait rire la foule qui l’entoure !
Des musiciens l’accompagnent, moins détendus,
Ils nous jettent solennellement leurs notes à la figure !
Le chanteur s’anime, gesticule,
il aime la complainte joyeuse qu’il invente pour l’occasion
il s’amuse et amuse la foule
les regards sont pétillants, la musique passionnante,
les visages détendus !
des dizaines de pieds battent le sol en mesure,
le pari est gagné, le public est envoûté…

et partout, ce besoin de rire, cette envie de chanter, de bouger !
chacun dans cet espace limité,
joue la partition de son envie, sans se soucier des traces du temps qui passe…
tout finira le soir, lorsqu’à la nuit tombée
les projecteurs brilleront pour la dernière fois
accompagnés de chants et de danses.
alors nous nous dirons au revoir
avant que ne s’achève la magie de cette dernière nuit,
dans un ciel enflammés et bruyant …
nous rentrerons nous coucher sagement
et sans doute entendrons nous encore,
les tambours qui battent pour nous,
en s’éloignant discrètement, pour ne pas nous réveiller !

ANNAICK

menusuivante

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