
les âmes virtuelles
Clique, double clique, mise en boîte,
Souris, machine, clavier,
On s’imagine,
T’es qui ? tu veux quoi ? t’habites où ?
On parle mais je n’entend pas
Juste le cliquetis des touches qui glissent sous mes doigts
Conversation virtuelle, mais pas inconnue
Je ne le connais pas, mais il m’est familier
Il me suffi de lire, de fermer les yeux et je l’imagine
Petit garçon au cœur tendre, qui joue au dur !
Jeune chiot qui joue la vie, qui croque qui craque
Ç a fond sous la langue,
C’est sucré, tendre, mélodieux,
Aventureux aussi juste pour se faire peur,
Pour se prouver qu’il est grand,
S’habille de noir, pour faire croire
Qu’il n’a plus d’espoir ?
Ou simplement parce qu’il ose encore y croire ?
Romantique sûrement pas
Ou seulement parfois quand il la prend dans ses bras
Mais sincère je n’en doute pas
Il joue ses notes, lit la partition de sa vie
Comme il joue du piano,
Ecoute les conseils des grands,
Parce qu’il n’a pas 30 ans
Sourit pour être poli, se retourne
Les rires fondent en lui,
Il essaye d’être sérieux mais
Son âge ne le lui permet pas,
Pas encore, pas tout de suite, il a le temps.
De fille il change souvent, c’est un droit, un devoir
Faut tester, apprendre, prouver, admirer
Sans oublier d’aimer sans concessions,
Ne pas se laisser aller trop longtemps
Pour ne pas se lasser,
Chercher, chasser, trouver,
Pour goûter, savourer, croquer
Il s’ébroue comme un jeune chiot,
Mais s’arrête de temps en temps
Reprend son souffle, s’attarde un moment
Puis reprend sa ballade au gré du vent
Ainsi au fil du temps tisse sa vie
Lentement, sûrement, machinalement
Clic, double clics, mise en boîte
Souris, machine, clavier
Je t’imagine dans ta vie,
Un passage dans la mienne,
Le temps d’une conversation virtuelle.
Annaïck
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LB